l'ORPAILLAGE
 
Orpailleurs d'un jour, Orpailleurs de toujours !
 
L'or une histoire qui débute avec celle de notre planète.
A la fois répandu et peu commun, l'or est rare. Il y a 11 000 ans, en cheminant le long des rivières,
l'homme remarque parmi d'autres une pépite plus grosse et plus éclatante. Il la ramasse, l'admire,
la martèle, et par hasard commence une ère nouvelle : l'AGE des METAUX.
 
 
  Les traces du passé
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Dans le paysage de toutes les industries anciennes, ce sont
les entreprises extractives qui ont laissé le plus de traces
dans les paysages et cela depuis l'époque 25.
Mais en ce qui concerne l'orpaillage, la médiocrité des
moyens techniques d'exploitation, qui s'apparentaient plus
à la cueillette, et entraient dans le calendrier des travaux
ruraux, n'a laissé aucune ou peu de traces au cours des âges.
Les textes antiques, quant à eux, tout en soulignant la
richesse de la gaulle "en métaux de toutes sortes " , ne nous
sont d'aucun secours pour la localisation géographique
des zones d'extraction.
Par contre, les sources écrites abondent à partir du XVéme
siècle. En effet, les métaux précieux ont suscité de tout temps
un vif intérêt des pouvoirs publics.
 
En France, les premiers objets en or apparaissent dans des milieux culturels de la fin du néolithique et
à l'âge du cuivre (chalcolithique), soit à partir d'environ 2500 ans avant notre ère.
Qui ne sait que l'Ariège roule de l'or et qu'elle en roule encore ?
 
En parcourant au siècle dernier, la vallée de l'Ariège on rencontrait souvent à demi plongés dans l'eau,
des hommes occupés à remplir, avec du gravier et du sable de larges vases en bois nommés "GRESALES" ,
c'étaient des chercheurs d'or.
Aussi, en modernisant un viel adage en partie périmé, on pourrait dire que
"l'Ariège produit toujours des hommes......et de l'or".
 
  L'âge d'or
Une permission de 1476 permet à tous les habitants de la
province de recueillir "l'or de paillote "sans aucune charge
et condition, sans préjudice du droit des seigneurs à qui
appartiennent les rivières.
Sous les Comtes de Foix la récolte était trés répandue.
A Pamiers elle y fut pendant longtemps un honneur et les
habitants s'en montraient trés jaloux.
Chercheur et recueillir l'or de l'Ariège était un des privilèges
les plus précieux de la communauté qui le revendiquait et le
défendait devant le conseil de ville en 1477.
 
 
L'orpaillage, un patrimoine Ariégeois.....
 
Le nom d'AURIGERA ( qui charrie de l'or ) pour dénommer la rivière Ariège est connue dès 1540 dans
"l'Histoire du comté de FOIX" de Bertrand HELIE.
Ce qui coïncide avec la frénésie qui jeta notre région, à partir du XVème siècle dans la recherche des métaux.
 
L'art de l'orpailleur.....
 
"Les ramasseurs d'or de l'Ariège sont les plus adroits de l'univers". Gueltard d'aprés Pailhès.
La principale partie du travail de l'orpailleur consiste à un grand nombres de lavages qui dégagent les paillettes
d'or du sable. Ce lavage est un procédé gravimétrique, qui est fondé sur la différence de densité qui existe
entre le minerai et la gangue (argile+sable) dans un milieu liquide.
Trés rudimentaire, cette technique a peu évolué au cours des âges et elle reste fondamentale en prospection
alluviale encore aujourd'hui.
La méthode la plus usitée dès l'aube des temps est le lavage au vase appelé " sébille, gréssale, grésanne,
grasaléto" c'est à dire la BATEE actuelle.............BIJOUX